Alors venez découvrir que le dessin peut être enseigné et appris en très peu de temps, dès lors que l'on comprend que la clé se trouve dans l'éducation de «l'art de voir», dans l'engagement de chacun (la motivation, la curiosité, la volonté d'apprendre) et dans le désir de s'exprimer par l'art ! Vous réviez d'apprendre le dessin ? Vous n'êtes plus qu'à quelques clics de la réalisation de ce rêve !
L’art du dessin repose avant tout sur la qualité de la «vision de l’artiste». Celle-ci doit sa particularité, pour une bonne part, à la mise en œuvre des compétences propres à l’hémisphère droit de notre cerveau (mais pas seulement). Grâce à lui, notre perception (ce que nous voyons réellement) prend le pas sur nos concepts (comment nous pensons que les choses sont ou «devraient être»), et nous permet alors de dessiner de façon réaliste ce que nous avons sous les yeux, sans interprétation, rectification ni déformations involontaires. Pour résumer les choses, il s'agit de dessiner ce que l'on voit et non pas ce que l'on pense voir.
Les débutants commencent par dessiner ce qu'ils savent de leur modèle, avant d'apprendre comment dessiner ce qu'ils ont simplement sous les yeux : leurs dessins sont alors enfantins, schématiques, symboliques, pauvres... bien qu'ils puissent parfois atteindre un haut degré d'esthétique, lorsqu'existe une recherche graphique autour de la pureté des lignes et des formes.
En définitive, le dessin se résume presque à l’apprentissage de quelques aptitudes de base, visuelles et gestuelles, à partir desquelles le travail de chacun, par un patient polissage, libérera ce fameux «talent» que l’on voudrait réserver à une élite, en tout cas à une minorité. L’aspect technique, même s’il demeure fondamental, n’en est pas moins secondaire, car ce n’est pas là que se trouve la clé..., mais au contraire dans la maîtrise du fonctionnement de notre cerveau. Car c’est lui qui voit, nos yeux étant plutôt de modestes capteurs ! À nous de ne pas lui laisser nous montrer exclusivement une réalité symbolique, schématique et codifiée, très éloignée de l’immense richesse perceptive de l’être humain.
La «vision de l'artiste» sera le résultat du travail collaboratif des deux hémisphères de notre cerveau : «cerveau droit» pour les tâches visuo-spatiales et la création spontanée, «cerveau gauche» pour les aspects intellectuels et méthodiques de la création. Gardons-nous bien, cependant, de vouloir réduire le fonctionnement de notre esprit à un schéma trop simpliste (lire le dernier chapitre et les autres articles relatifs à ce sujet) ; une structure schématique aidera simplement à mettre en œuvre une démarche pédagogique efficace, avec des objectifs clairement définis : apprendre à dessiner de manière ressemblante et réaliste en une semaine, épanouir sa créativité, mobiliser ses ressources de patience et de volonté, acquérir une autonomie dans l'apprentissage du dessin.
Dans cette approche, les ateliers sont accessibles à toutes et à tous, sans condition préalable de «don», «talent», ni connaissances ou aptitudes techniques. Chacun est qualifié dès l’instant qu’il vient avec confiance, motivation et respect de soi et des autres. Par nature, les cours s’adressent d’abord aux personnes qui ne savent pas du tout dessiner et s’en sont toujours crues incapables, sous prétexte qu’elles ne seraient pas assez «douées». Cette méthode est donc spécialement adaptée aux vrais débutants, qui rêvent encore de pouvoir goûter pleinement aux joies du dessin et de s’initier aux mystères de la création artistique.
Le dessin invite à se tourner vers l’intérieur de soi, comme il nous amène à observer le monde sous une perspective inhabituelle. Faisant appel à toute la richesse expressive des lignes, des points, des formes..., il nous apprend à découvrir l’existence d’un véritable langage graphique, primordial, dont la force réside en ce qu’il est appéhendé de façon spontanée par tout un chacun. Viennent alors l’expression et la création à partir de notre «alphabet graphique» personnel, qui prend sa source à ce langage partagé par tous, et qui saura se mettre au service d’un véritable projet artistique.
Bien au-delà du dessin réaliste et ressemblant, excellente école d’observation, d’aisance gestuelle et de prise de confiance, se révèle un univers magique et infini : magie de la création, qui nous conduit dans la dynamique de la vie. En effet, grâce au dessin sous toutes ses formes et en contact avec les ressources insoupçonnées de notre cerveau droit, nous ouvrons la voie à l’exploration et à l’épanouissement de notre potentiel créatif et intuitif.
De plus, immergés dans l’univers de nos perceptions visuelles et gestuelles, nous pouvons faire l’expérience d’un état de conscience différent, dans lequel viendront prendre place la détente et la joie de créer, aussi bien que la passion et l’exaltation, et où prendront naissance ces histoires silencieuses mais souvent éloquentes, que sont les œuvres d’art. Au fil du chemin : autant d’occasions d’aller vers les autres et de dynamiser notre évolution personnelle... Le stage initiation dessin cerveau droit vous ouvre ses nouveaux horizons…
La méthode d'enseignement du dessin «grâce au cerveau droit» a été popularisée par Betty Edwards, enseignante californienne, en particulier dans son livre «Drawing on the right side of the brain» (traduit en français sous le titre «Dessiner grâce au cerveau droit»). De par ma propre expérience de l'enseignement du dessin et par mes nombreuses lectures sur le sujet, je peux affirmer qu'il s'agit d'une méthode étonnante par ses résultats, mais toutefois contestable dans sa théorie lorsque la rigueur scientifique s'y intéresse de plus près.
Pour ma part, suivant d'ailleurs en cela Betty Edwards elle-même (elle utilise avec une juste prudence les termes de «mode-droit» et de «mode-gauche» et ne prétend pas connaître la localisation cérébrale précise des aptitudes visuelles et perceptives, ou encore créatives, mises en œuvre dans le dessin et la création artistique et elle s'en explique très bien dans la nouvelle version de son livre), j'utilise la méthode pour ses résultats, en l'adaptant à mes besoins et en l'enrichissant de mes «petites découvertes». Je considére la théorie comme utile à la compréhension des choses (par exemple : «pourquoi est-ce que je n'y arrive pas» ?) mais aussi comme une des nombreuses théories sur le cerveau qui demeurent voilées d'une grande part d'inconnu ; à ce jour, elle n'a pas été validée par l'expérimentation scientifique. En revanche, ce qui ne fait plus aucun doute, c'est qu'il existe bien deux modes de pensée fondamentalement différents, l'un linéaire et séquentiel, l'autre global et perceptif.
De fait, le fameux «cerveau droit» ne fait tout dans l'affaire. Tout apprentissage et celui du dessin en particulier mobilise la personne dans sa globalité, de son cerveau à son corps : aptitudes manuelles, aptitudes intellectuelles ; posture, gestuelle, imagination, confiance en soi, détente, expression de soi, travail en groupe ou introversion, découverte de l'histoire de l'art… Apprendre et pratiquer un art est des plus excitant et les occasions de faire des découvertes sur soi, sur le monde et l'histoire de l'humanité sont ici nombreuses.
La méthode de Betty Edwards est très utile, ne serait-ce que pour apporter une justification à la démarche d'apprentissage : car si «je suis nul en dessin, alors à quoi bon ?!». Mais si ce n'est qu'une question de méthode, «alors pourquoi pas moi ?!». La méthode aidera à se prendre en main et à se jeter à l'eau ; elle aidera aussi à surmonter le découragement, à dépasser les palliers créatifs.
Au niveau de mes stages, partant du principe que les dons dont on se gargarise si facilement (quand on pense en être doté ou que l'on s'extasie sur ceux présumés d'autrui) ne sont pas essentiels, toute personne, se considérant elle-même «nulle» en dessin, aura, à mes yeux, toutes ses chances de réussite. Au-delà de la méthode et faces aux difficultés, les convictions et l'attitude de l'enseignant (sa patience…) aussi bien que la motivation de la personne qui apprend sont déterminantes. Conséquence : toute personne qui s'engage pleinement dans le stage d'initiation au dessin se met inéluctablement en position de réussir. Les très rares échecs sont le lot des personnes dont la motivation n'est pas à la hauteur des objetifs… ou simplement de celles qui abandonnent avant même d'avoir pu constater les progrès (le dessin ne convient pas à tout le monde et il est permis de ce tromper de stage). Je dirais très prosaïquement : «c'est possible, mais il faut bosser» !
Reste que le sujet est passionnant et que je n'aurai de cesse d'en savoir plus sur le fonctionnement de mon cerveau, en rapport notamment avec ma passion du dessin.